La recherche d'un ordre de succession commence par vérifier si une demande a bien été déposée, et auprès de quel organisme : le Greffier des successions ou le Tribunal rabbinique. Le guide explique étape par étape comment vérifier, où l'on se retrouve bloqué et que faire lorsque le dossier est introuvable.
La recherche d'une ordonnance de succession est une démarche visant à vérifier si une ordonnance déterminant qui hérite de la succession d'une personne décédée sans testament valable a déjà été demandée ou délivrée. La vérification se fait principalement dans le système d'information en ligne du Greffier aux successions, selon le district du dernier lieu de résidence du défunt, et, le cas échéant, auprès du tribunal rabbinique.
Recherche d'une ordonnance de succession : ce que cela signifie et pourquoi il faut la rechercher
Lorsqu'une personne décède sans testament, la loi sur les successions, 5725-1965, détermine lesquels des héritiers ont droit à la succession et dans quelle proportion. Pour que ce droit puisse être exercé concrètement, il faut un document officiel : l'ordonnance de succession. Sans elle, il n'existe aucun moyen légal de transférer des fonds, des biens ou des droits au nom des héritiers.
La recherche de l'ordonnance est généralement la première étape de toute affaire liée à une succession. Parfois, un membre de la famille a déjà engagé une procédure sans en informer tous les héritiers, et parfois on ignore simplement si quelqu'un s'est occupé de la question.
Que contient réellement une ordonnance de succession
Pour savoir ce que l'on cherche, il est utile de comprendre ce que contient le document. L'ordonnance de succession est un document court, généralement d'une ou deux pages, qui indique le nom et le numéro d'identité du défunt, la date du décès et la liste des héritiers légaux selon la loi sur les successions, avec la part revenant à chacun d'eux (par exemple la moitié, un tiers, un quart). Le document porte le cachet et la signature du Greffier aux successions qui l'a délivré, et parfois aussi un numéro de dossier permanent qui identifie la procédure dans le système.
L'ordonnance elle-même n'énumère pas les biens compris dans la succession et ne fixe pas la manière exacte de répartir un bien précis entre les héritiers. Elle détermine seulement les parts de chacun. Le partage effectif de certains biens, lorsque les héritiers ne s'accordent pas sur un partage en nature, est une question distincte qui exige parfois un accord de partage entre les héritiers ou un recours supplémentaire devant le tribunal aux affaires familiales.
Quand chercher une ordonnance de succession et non une ordonnance d'homologation de testament
L'ordonnance de succession n'est pertinente qu'en l'absence de testament valable. Si le défunt a laissé un testament, le document requis est une ordonnance d'homologation de testament, et la procédure est différente sur le fond. Avant de commencer la recherche, il est important de vérifier si l'existence d'un testament est connue, car cela détermine le document que l'on recherche réellement.
Le besoin de retrouver une ordonnance de succession se présente dans différentes situations :
- Une banque qui refuse de débloquer des fonds ou de clôturer le compte d'un défunt sans ordonnance
- Un bureau d'enregistrement foncier (Tabou) qui exige une ordonnance comme condition du transfert d'un bien au nom des héritiers
- Le soupçon qu'un frère, une sœur ou un autre proche a déjà engagé une procédure sans informer le reste de la famille
- Une succession ancienne restée « bloquée » pendant des années sans que personne ne s'en occupe
- Une caisse de pension, une caisse de prévoyance ou une compagnie d'assurance qui exige une ordonnance avant de débloquer les fonds accumulés au nom du défunt
Les informations contenues dans cet article sont générales et ne remplacent pas l'examen individuel d'un dossier précis. Chaque situation familiale est différente, et il faut parfois vérifier auprès de plusieurs organismes pour obtenir une réponse complète.
Qui traite les ordonnances de succession en Israël : le Greffier aux successions et le tribunal rabbinique
En Israël, deux organismes peuvent intervenir dans le traitement d'une succession sans testament : le Greffier aux successions, qui est l'organe compétent dans la plupart des cas, et le tribunal rabbinique, qui n'est compétent que sous certaines conditions.
Quand le Greffier aux successions est l'organe compétent
La compétence géographique est déterminée par le dernier lieu de résidence habituelle du défunt, et non par le lieu de résidence des héritiers. C'est une erreur fréquente : on cherche dans le district où l'on habite soi-même et on ne trouve rien, parce que le dossier se trouve tout simplement dans un autre district.
En Israël, le Greffier aux successions compte trois districts :
| District | Zone géographique générale | Quand s'y adresser |
|---|---|---|
| Jérusalem | Jérusalem et ses environs | Défunt résidant à Jérusalem ou dans ses environs |
| Haïfa et le Nord | Haïfa, la Galilée, le Nord | Défunt résidant dans le nord du pays |
| Tel-Aviv et le Centre | Tel-Aviv, le Goush Dan, le Centre | Défunt résidant dans le centre du pays |
En cas de doute sur le district à contacter, on peut commencer par le système en ligne, qui couvre tous les districts, et vérifier par ce biais ou par téléphone à quel bureau précis le dossier est rattaché.
Quand le dossier se trouve au tribunal rabbinique (recherche d'une ordonnance de succession au tribunal rabbinique)
Le tribunal rabbinique n'est compétent en matière de succession que lorsque toutes les parties concernées ont accepté par écrit de lui transférer le dossier, conformément à l'article 155 de la loi sur les successions. Sans un tel accord écrit, le dossier reste entre les mains du Greffier aux successions.
La différence dans la tenue des registres entre les deux organismes est importante, il est donc utile de les présenter côte à côte :
| Caractéristique | Greffier aux successions | Tribunal rabbinique |
|---|---|---|
| Source de la compétence | Compétence générale en vertu de la loi sur les successions | Accord écrit de toutes les parties, selon l'article 155 |
| Vérification publique en ligne | Existe, partielle | Aucun système équivalent |
| Mode de vérification | Site du ministère de la Justice, téléphone, demande écrite | Demande directe au secrétariat du tribunal |
| Document obtenu à la fin | Ordonnance de succession | Ordonnance de succession ou jugement, selon la pratique du tribunal |
Lorsque l'on cherche une ordonnance sans résultat dans aucun district du Greffier et que l'on soupçonne que la procédure a été transférée d'un commun accord au tribunal rabbinique, il faut s'adresser directement au secrétariat du tribunal qui a examiné l'affaire, en indiquant l'identité du demandeur et son lien avec la succession.
Pour approfondir les fonctions du Greffier et les types de demandes qui lui sont soumises, vous pouvez lire l'article Le Greffier aux successions : qui il est et quelles demandes lui sont soumises.
Comment vérifier si une demande d'ordonnance de succession a été déposée au nom du défunt : la procédure complète, étape par étape
Pour ne pas sauter une étape importante ni s'adresser au mauvais organisme, il est utile de suivre la vérification dans un ordre fixe, du plus simple au plus complexe.
- Première étape : vérifier l'existence d'un testament. Avant toute recherche d'une ordonnance de succession, on vérifie si l'existence d'un testament est connue et, en cas de doute, on consulte le système des dépôts du Greffier aux successions. S'il existe un testament valable, la bonne voie est l'ordonnance d'homologation de testament, et non l'ordonnance de succession.
- Deuxième étape : vérification personnelle dans le système en ligne. On accède au système d'information en ligne du ministère de la Justice et on saisit le nom du défunt et son numéro d'identité. Le système affiche un statut général : si une demande a été déposée et, le cas échéant, à quel stade elle se trouve.
- Troisième étape : identifier le bon district. S'il n'est pas clair d'emblée à quel district s'adresser, on vérifie le dernier lieu de résidence connu du défunt et on le rattache à l'un des trois districts.
- Quatrième étape : demande par téléphone ou par écrit. Lorsque la vérification en ligne ne suffit pas, on s'adresse au centre d'information de l'Administrateur général et responsable du Greffier aux successions, ou on écrit au bureau du Greffier concerné, en précisant les coordonnées du défunt et le lien du demandeur avec la succession.
- Cinquième étape : prouver le lien et demander une copie. S'il s'avère que l'ordonnance existe, on dépose une demande de copie certifiée, accompagnée d'une pièce d'identité et d'un document prouvant le lien avec la succession.
- Sixième étape : recherche dans les archives si nécessaire. S'il n'y a de résultat dans aucun district mais qu'il existe une raison valable de penser que l'ordonnance existe malgré tout, on demande une recherche manuelle dans les archives, ou on vérifie si la procédure a été transférée au tribunal rabbinique.
Vérification par le système d'information en ligne du Greffier aux successions
Le site du ministère de la Justice propose un système d'information en ligne qui permet de vérifier si une demande d'ordonnance de succession a été déposée au nom d'une personne donnée. Pour cette vérification, il faut généralement :
- Le nom complet du défunt
- Le numéro d'identité du défunt
- Le numéro de dossier, s'il est déjà connu
Le système affiche principalement le statut de la demande : si elle a été déposée, si le Conseiller juridique du gouvernement y a répondu et si un avis concernant la demande a été publié comme l'exige la loi. Cela suffit pour savoir si une procédure est en cours, mais pas pour avoir une vue d'ensemble.
Ce que le système n'affiche pas : les données personnelles des autres héritiers, le partage effectif de la succession ou les documents joints à la demande. Il en est ainsi pour des raisons de protection de la vie privée, quelle que soit l'identité de la personne qui effectue la vérification.
Vérification par téléphone et par demande écrite au bureau du Greffier
Lorsque la vérification en ligne ne donne aucun résultat, ou lorsque les informations obtenues sont trop partielles, on peut contacter par téléphone le centre d'information de l'Administrateur général et responsable du Greffier aux successions. Une autre possibilité est d'adresser une demande écrite, par courrier ou par fax, au bureau du Greffier du district concerné.
Dans une demande écrite, il est conseillé d'indiquer les coordonnées exactes du défunt et de justifier le lien du demandeur avec la succession, afin que le bureau puisse traiter la demande sans solliciter de précisions supplémentaires. Il est utile de joindre dès ce stade l'acte de décès et le document prouvant le lien familial, pour éviter un échange supplémentaire.
Recherche d'une ordonnance de succession par numéro d'identité : ce que l'on peut vérifier et ce que l'on ne peut pas
Une idée fausse répandue veut que l'on puisse chercher librement, à partir du seul numéro d'identité, n'importe quelle personne décédée et vérifier l'état de sa succession. C'est inexact. Le système est limité pour des raisons de confidentialité, et les informations détaillées ne sont communiquées qu'à ceux qui prouvent un lien réel avec la succession.
La loi définit qui est considéré comme « personne intéressée » et peut obtenir des informations au-delà du statut général :
- Un héritier potentiel, selon son lien de parenté avec le défunt
- Un créancier de la succession, disposant d'une créance documentée
- Toute personne faisant valoir un autre droit sur la succession, étayé par un document
Pour prouver ce lien, on présente généralement des documents tels qu'un acte de décès, un acte prouvant le lien familial (acte de naissance, acte de mariage) ou un titre de créance pertinent. Sans un tel document, les chances d'obtenir des informations détaillées sont faibles.
Lorsque les informations nécessaires dépassent ce qu'affiche le système en ligne, on peut s'adresser au bureau du Greffier et demander à consulter le dossier lui-même, sous réserve de présenter les documents prouvant le lien. La consultation du dossier est une étape différente de l'obtention d'une copie de l'ordonnance : la consultation permet de voir le déroulement de la procédure et les documents déposés, tandis que la copie remet au demandeur le document final à utiliser auprès d'organismes extérieurs comme une banque ou le Tabou.
Il est important de préciser : un héritier qui ne détient que la carte d'identité du défunt, sans aucun autre document le reliant au défunt ou à la succession, n'obtiendra généralement pas d'informations détaillées. La carte d'identité du défunt ne suffit pas, à elle seule, à prouver un lien.
Que faire lorsqu'on n'est pas sûr qu'une ordonnance de succession ait été demandée
Scénario fréquent : un héritier découvre, parfois des années après le décès, un bien ou un compte bancaire appartenant à un proche décédé, sans savoir si quelqu'un s'en est déjà occupé par le passé.
Pour illustrer le déroulement concret d'un tel scénario, on peut décrire une situation générale et hypothétique : une personne découvre, après le règlement d'une autre question familiale, que ses parents décédés ont laissé un vieil appartement dont personne ne s'est occupé. Elle ne sait pas si un frère ou une sœur a déjà engagé une procédure, ni dans quel district vérifier. La bonne façon de commencer n'est pas de s'adresser directement au Tabou, mais de se renseigner d'abord au sein de la famille, puis dans le système en ligne, selon le dernier lieu de résidence connu du parent décédé en dernier. Ce n'est qu'après avoir constaté qu'il n'existe aucune ordonnance qu'une nouvelle demande est déposée.
Les premières démarches pratiques :
- Se renseigner auprès des autres membres de la famille pour savoir si quelqu'un a déjà engagé une procédure
- S'adresser à la banque ou au bureau d'enregistrement foncier (Tabou) et demander si une ordonnance de succession a déjà été présentée
- Vérifier dans le système en ligne du Greffier à partir des données connues du défunt
Si, après toutes ces vérifications, il s'avère qu'il n'existe aucune ordonnance, toute personne intéressée, et pas seulement « l'héritier principal » ou celui qui vivait avec le défunt, peut déposer elle-même une demande d'ordonnance de succession.
La loi sur les successions ne fixe pas de délai de prescription strict pour déposer une demande d'ordonnance de succession. Toutefois, il est très important en pratique d'agir tôt. Un retard prolongé peut compliquer sensiblement les choses si un autre héritier décède entre-temps (il y a alors une succession dans la succession), ou si s'ajoutent des demandes et des litiges qui n'existaient pas au départ. Plus le temps passe, plus le risque de telles complications augmente.
Recherche d'une ordonnance de succession ou d'une ordonnance d'homologation de testament : quelle différence
Cette distinction est essentielle avant de commencer toute recherche. Si le défunt a laissé un testament valable, le document pertinent est l'ordonnance d'homologation de testament, et non l'ordonnance de succession. Déposer une demande pour le mauvais document entraîne un retard et parfois le rejet de la demande.
Cette différence influe également sur la manière de rechercher. Un testament déposé à l'avance auprès du Greffier aux successions se retrouve dans le système de dépôts dédié, et non dans le système de recherche des ordonnances de succession. L'ordonnance de succession n'est pertinente que lorsqu'il n'existe clairement aucun testament valable, ou lorsque le testament existant ne s'applique pas à une partie de la succession.
En cas de doute sur l'existence d'un testament, il est conseillé de vérifier d'abord dans le système des dépôts du Greffier et, seulement si aucun testament n'y est enregistré, de passer à la vérification de l'ordonnance de succession. Il faut garder à l'esprit qu'un testament qui n'a pas été déposé à l'avance peut lui aussi être valable, dès lors qu'il remplit les conditions de la loi sur les successions. L'absence de dépôt n'est donc pas une preuve définitive de l'absence de testament.
Pour approfondir, vous pouvez lire les articles Dépôt d'un testament auprès du Greffier des successions ainsi que Ordonnance d'homologation de testament : le guide complet pour déposer la demande.
Ordonnance d'hérédité et nomination d'un administrateur de la succession : deux documents différents
Il existe souvent une confusion entre l'ordonnance d'hérédité et la nomination d'un administrateur de la succession, bien qu'il s'agisse de deux documents dont l'objet est totalement différent. L'ordonnance d'hérédité détermine qui sont les héritiers et quelle est leur part relative dans la succession. La nomination d'un administrateur de la succession est une décision distincte, rendue par le Greffier des successions ou par le tribunal aux affaires familiales, qui habilite une personne déterminée (parfois l'un des héritiers, parfois un avocat extérieur) à gérer concrètement les biens de la succession jusqu'à leur partage.
La nomination d'un administrateur de la succession est nécessaire principalement lorsque la succession comprend des biens qui doivent être gérés activement pendant la procédure, comme une entreprise en activité ou un bien immobilier exigeant un suivi courant, ou lorsqu'il existe un différend entre les héritiers sur la manière de gérer les biens jusqu'à un accord sur le partage. Toute succession n'exige pas un administrateur et, dans de nombreux cas simples, on passe directement de l'ordonnance d'hérédité au partage entre les héritiers, sans qu'un administrateur distinct soit nécessaire.
Celui qui localise une ordonnance d'hérédité et découvre qu'une demande de nomination d'un administrateur de la succession est également en cours a intérêt à vérifier les deux procédures séparément, car chacune a un statut et des documents différents dans le système.
Obtenir une copie d'une ordonnance d'hérédité localisée : procédure, documents et délais
Localiser l'ordonnance n'est que la première étape. Dans la plupart des cas, le but réel est d'obtenir une copie certifiée de l'ordonnance, et pas seulement de savoir qu'elle existe. Une banque, un bureau d'enregistrement foncier ou tout autre organisme ne se contentera pas du statut affiché dans le système en ligne : ils exigeront une copie officielle.
Qui a le droit d'obtenir une copie :
- Un héritier mentionné dans l'ordonnance
- Une personne intéressée qui présente un document prouvant son lien avec la succession
- Un mandataire agissant au nom de l'une des personnes ci-dessus, sur présentation d'une procuration appropriée
Documents généralement requis pour obtenir une copie :
- Pièce d'identité du demandeur de la copie
- Références de l'ordonnance ou du dossier, dans la mesure où elles sont connues
- Document prouvant le lien avec la succession, lorsque le demandeur de la copie n'est pas un héritier direct inscrit dans l'ordonnance
En pratique, le processus, du dépôt de la demande à la remise de la copie, passe généralement par plusieurs étapes : dépôt de la demande par écrit ou au moyen d'un formulaire en ligne, vérification interne par le bureau que le demandeur est bien reconnu comme personne intéressée, approbation de la demande, établissement de la copie certifiée et remise au demandeur par courrier, par retrait sur place ou par l'intermédiaire de l'avocat chargé du dossier.
Une copie certifiée d'une ordonnance d'hérédité sert en pratique à plusieurs fins : présentation à la banque pour le déblocage de fonds ou la clôture d'un compte, présentation au bureau d'enregistrement foncier pour le transfert d'un bien au nom des héritiers, et présentation aux caisses de prévoyance, aux fonds de pension et aux compagnies d'assurance pour l'exercice de droits.
Quant aux délais de traitement, il est difficile d'indiquer un nombre de jours précis, car cela dépend de la charge de travail du bureau du Greffier concerné et du caractère complet de la demande déposée. De manière générale, l'obtention d'une copie peut prendre de quelques jours à quelques semaines, et l'attente s'allonge parfois lorsque des précisions ou des documents supplémentaires sont requis. Une demande déposée dès le départ avec tous les documents nécessaires, sans qu'il faille revenir pour la compléter, est généralement celle qui avance le plus vite.
Rectification ou annulation d'une ordonnance d'hérédité déjà délivrée
Il arrive qu'on s'aperçoive, une fois l'ordonnance délivrée, que le tableau n'était pas complet. Par exemple, on découvre un héritier qui ne figurait pas dans la demande initiale, ou un nouveau document qui modifie la compréhension des droits des héritiers. Dans ces situations, la loi sur les successions permet de présenter une demande de rectification ou d'annulation de l'ordonnance existante.
La demande est déposée auprès de l'organisme qui a initialement délivré l'ordonnance, en général le Greffier des successions du district concerné, et elle exige la production des preuves de l'information nouvelle : un document prouvant le lien de parenté d'un héritier omis, ou tout autre document justifiant la nécessité de la rectification. Le Greffier examine la demande et peut ordonner la rectification de l'ordonnance, son annulation ou un examen complémentaire avant de statuer.
Celui qui conteste la décision du Greffier en matière de rectification ou d'annulation d'une ordonnance peut le plus souvent porter la question devant le tribunal aux affaires familiales, compétent pour connaître des litiges relatifs aux ordonnances d'hérédité en tant qu'instance supplémentaire. Il s'agit d'une étape juridique plus complexe, qui exige généralement un conseil juridique personnalisé et pas seulement une vérification par ses propres moyens.
Que faire lorsque l'information n'apparaît pas dans le système ou que le dossier a « disparu »
Il arrive souvent qu'une ordonnance existe bel et bien, mais n'apparaisse tout simplement pas lors de la recherche en ligne. Cela se produit dans plusieurs situations typiques :
- Un dossier ancien, déposé avant l'ère de l'informatisation complète et qui n'a pas été entièrement numérisé
- Un dossier transféré d'un district à un autre, à la suite d'un changement d'adresse du défunt au cours des dernières années de sa vie
- Un dossier ouvert mais resté inactif pendant des années, et qui n'a pas été mis à jour dans l'interface externe
Lorsque la recherche en ligne ne donne aucun résultat mais qu'il existe un soupçon raisonnable que le dossier existe, il est possible de demander une recherche manuelle dans les archives du bureau du Greffier concerné. Une telle recherche exige parfois de localiser physiquement le dossier aux archives, voire un transfert entre districts s'il s'avère que le dossier se trouve dans un autre district que celui vérifié en premier.
Si les trois districts du Greffier des successions ont été vérifiés et qu'il n'y a toujours aucun résultat, l'autre piste à vérifier est le Tribunal rabbinique, au cas où les parties auraient accepté par le passé de lui confier le traitement de l'affaire.
Un accompagnement juridique à ce stade est particulièrement recommandé lorsque la recherche se prolonge sans résultat clair, ou lorsqu'on soupçonne que le dossier a été ouvert par le passé par un membre de la famille sans que les autres héritiers aient été informés comme l'exige la loi.
Localiser une ordonnance d'hérédité lorsque les héritiers se trouvent à l'étranger
Un scénario courant à une époque où les familles sont dispersées à travers le monde : un citoyen israélien vivant à l'étranger cherche à savoir s'il existe une ordonnance d'hérédité dans la succession d'un proche décédé en Israël, sans pouvoir ou vouloir se rendre en Israël à cette fin.
Dans ce cas, un avocat en Israël peut vérifier le statut et déposer une demande au nom de l'héritier à distance, en vertu d'une procuration. Toutes les communications avec les bureaux du Greffier, le dépôt des documents et la réception de la copie sont assurés par l'intervenant en Israël, sans que l'héritier à l'étranger ait à se déplacer.
Documents généralement requis de la part d'une personne se trouvant à l'étranger :
- Une procuration certifiée, parfois avec une authentification notariale et parfois avec une apostille, selon le pays et les exigences de l'organisme concerné
- La traduction des documents en hébreu, lorsque les documents originaux sont rédigés dans une autre langue
Dans les pays signataires de la Convention de La Haye supprimant l'exigence de la légalisation des actes publics étrangers, l'apostille peut être obtenue auprès de l'autorité compétente du pays de résidence, et aucune procédure d'authentification supplémentaire auprès de l'ambassade d'Israël n'est nécessaire. Dans les pays non signataires de la Convention, une authentification supplémentaire peut être requise ; il est donc utile de vérifier la situation précise du pays de résidence avant de préparer les documents.
L'avantage pratique est l'économie de déplacements et le traitement direct auprès des bureaux du Greffier dans chacun des trois districts, même lorsqu'on ne sait pas à l'avance dans quel district se trouve le dossier. Toutes les vérifications, y compris une recherche aux archives si nécessaire, sont effectuées depuis Israël, tandis que l'héritier suit l'affaire à distance.
Erreurs courantes dans la localisation d'une ordonnance d'hérédité
Plusieurs erreurs récurrentes allongent le processus de localisation sans aucune nécessité :
- Une recherche dans le mauvais district : beaucoup de personnes supposent qu'il faut s'adresser au bureau de leur propre lieu de résidence, et non à celui du dernier lieu de résidence du défunt
- La confusion entre ordonnance d'hérédité et ordonnance d'homologation du testament : une démarche auprès du mauvais organisme ou par la mauvaise voie, alors qu'il existe en réalité un testament qui n'a pas été vérifié au préalable
- Tenter d'obtenir une copie sans prouver son lien : le dépôt d'une demande sans document prouvant la qualité de personne intéressée, qui aboutit à une demande de documents supplémentaires et à un retard
- La conclusion hâtive qu'il n'existe aucune ordonnance : se contenter d'une recherche en ligne restée sans résultat, sans vérifier les archives ou un autre district
- Le report des démarches pendant des années : ce qui complique la succession à mesure que d'autres héritiers s'ajoutent, ou lorsqu'un autre héritier décède entre-temps, ce qui crée une « succession dans la succession »
- La confusion entre ordonnance d'hérédité et nomination d'un administrateur de la succession : la recherche du statut sous la mauvaise procédure, alors qu'en réalité deux procédures distinctes sont en cours
Chacune de ces erreurs peut ajouter des semaines ou des mois à un processus qui, dans les cas simples, peut être beaucoup plus court.
Quand faire appel à un avocat pour localiser une ordonnance d'hérédité
Dans les cas simples, lorsqu'on sait avec certitude qu'il n'y a pas de testament, que le dernier lieu de résidence du défunt est connu et qu'il n'y a pas de différend entre les héritiers, il est possible d'avancer seul par la recherche en ligne et en s'adressant au bureau du Greffier.
Mais il existe des situations où une aide juridique fait gagner du temps et évite des erreurs :
- Lorsqu'on soupçonne un différend entre héritiers, ou que quelqu'un a engagé une procédure sans en informer le reste de la famille
- Lorsque le dossier ne se trouve dans aucun des trois districts et qu'une recherche complexe aux archives est nécessaire, exigeant des démarches répétées
- Dans les familles complexes, avec des mariages antérieurs et des enfants de plusieurs unions, où il n'est pas du tout simple de déterminer qui sont les héritiers
- Lorsqu'il y a une contrainte de temps, par exemple une transaction immobilière en suspens dans l'attente de la copie de l'ordonnance, ou une banque qui l'exige d'urgence
- Lorsqu'il s'avère qu'il faut aussi demander la rectification ou l'annulation d'une ordonnance existante, ou vérifier, en plus de l'ordonnance, la nécessité de nommer un administrateur de la succession
Le cabinet de Me Shay Zohar à Ramat Gan intervient dans un large éventail de domaines du droit des successions : localisation et traitement des ordonnances d'hérédité, demandes d'ordonnance d'homologation du testament, opposition à un testament et dépôt de testament. Outre le domaine successoral, le cabinet traite également du droit de la famille, de la représentation devant le Tribunal rabbinique, des contrats de mariage, de la pension alimentaire et des questions patrimoniales entre conjoints, ainsi que de la représentation dans les transactions immobilières et du droit du travail. Le dossier est traité par Me Shay Zohar, directeur du cabinet, et parfois en collaboration avec Me Eliyahu Richter. Un seul rendez-vous au cabinet peut donner une image complète de la situation juridique de la succession, et pas seulement de la question initiale de la localisation.
Chaque rendez-vous commence par un examen individuel des éléments du dossier ; c'est pourquoi cet article, comme tout article général, ne remplace pas un examen personnel avec un avocat qui connaît les faits précis de votre cas.
Questions fréquentes
Comment retrouver une ordonnance de succession à partir de la carte d'identité du défunt ?
On commence par une vérification dans le système d'information en ligne du Greffier aux successions, à partir du nom du défunt et de son numéro d'identité. Le système affiche des informations partielles sur le statut de la demande, mais pas d'informations personnelles complètes sur les héritiers. Il faut donc parfois s'adresser aussi directement au bureau du Greffier du district concerné.
Peut-on vérifier en ligne si une ordonnance de succession existe ?
Oui, il existe un système en ligne du Greffier aux successions qui permet de vérifier si une demande a été déposée et quel est son statut. Le système ne révèle pas tous les détails personnels, et une vérification complémentaire par téléphone ou par écrit auprès du bureau du Greffier compétent est parfois nécessaire.
Quelle est la différence entre une ordonnance de succession et une ordonnance d'homologation de testament pour la recherche ?
L'ordonnance de succession concerne le cas où il n'y a pas de testament valable, et l'ordonnance d'homologation de testament le cas où il y en a un. Avant de chercher une ordonnance de succession, il est donc conseillé de vérifier d'abord dans le système des dépôts si le défunt a déposé un testament, car cela détermine la procédure et le document que l'on recherche réellement.
Qui peut obtenir une copie d'une ordonnance de succession retrouvée ?
En principe, un héritier ou toute personne intéressée pouvant présenter un document qui prouve son lien avec la succession, comme un acte de décès ou un document attestant d'un lien familial. Un mandataire de l'un d'eux peut agir en son nom sur présentation d'une procuration appropriée.
Recherche d'une ordonnance de succession lorsque la procédure s'est déroulée au tribunal rabbinique : quelle différence ?
Si toutes les parties ont accepté par écrit de transférer le dossier au tribunal rabbinique, celui-ci y est traité et non dans le système du Greffier aux successions. Dans ce cas, la vérification et la demande d'information ou de copie se font directement auprès du tribunal rabbinique concerné.
Que faire si l'on ne trouve aucune trace d'une ordonnance de succession ?
Il est conseillé de vérifier dans les trois districts (Jérusalem, Haïfa et le Nord, Tel-Aviv et le Centre), de se renseigner auprès d'une banque ou du Tabou pour savoir si une ordonnance a déjà été présentée, et d'envisager une recherche manuelle dans les archives. S'il n'existe aucune ordonnance, toute personne intéressée peut déposer elle-même une demande.
Peut-on rectifier ou annuler une ordonnance d'hérédité déjà délivrée ?
Oui, si l'on découvre après la délivrance de l'ordonnance un héritier omis, ou une information nouvelle qui modifie la situation, il est possible de déposer une demande de rectification ou d'annulation de l'ordonnance auprès de l'organisme qui l'a initialement délivrée. Un différend sur la décision du Greffier en la matière peut le plus souvent être porté devant le tribunal aux affaires familiales.
Quelle est la différence entre une ordonnance d'hérédité et la nomination d'un administrateur de la succession ?
L'ordonnance d'hérédité détermine qui sont les héritiers et quelle est leur part dans la succession. La nomination d'un administrateur de la succession est une procédure distincte, qui habilite une personne à gérer concrètement les biens de la succession jusqu'à leur partage, et qui est nécessaire principalement lorsque des biens exigent une gestion courante ou lorsqu'il existe un différend entre les héritiers sur la manière de gérer les biens.
Cet article fournit uniquement des informations générales et ne constitue ni un avis juridique ni un substitut à un examen individuel de votre situation personnelle. Pour un examen de votre situation spécifique, vous pouvez prendre un rendez-vous personnel au cabinet Maître Shay Zohar, droit de la famille et des successions à Ramat Gan, par téléphone ou par WhatsApp au 054-668-0699.
Les informations de cet article sont générales et ne constituent ni un conseil juridique ni un substitut à un rendez-vous avec un avocat. Chaque cas est examiné selon ses propres faits.
