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Convention patrimoniale : le guide complet de la rédaction, du contenu et de l'homologation

Shay Zohar, avocat, Ramat Gan ·

Un couple et un avocat assis autour d'une table en bois dans un bureau à Ramat Gan, examinant un document juridique
Image à titre d'illustration

Un guide pratique qui explique ce qu'est une convention patrimoniale, à qui elle s'adresse et comment la rédiger et la faire homologuer conformément à la loi. L'article se concentre sur les étapes concrètes, les erreurs courantes et les différences entre l'homologation par un tribunal et l'homologation par un notaire.

Contrat de mariage est un accord entre conjoints qui détermine comment leurs biens seront partagés en cas de divorce ou de décès, à la place du régime prévu par la loi. La convention permet aux parties d'adapter le partage des biens, des entreprises et des dettes à leur situation personnelle, mais elle n'est contraignante qu'après une rédaction précise et une homologation par une procédure extrajudiciaire, comme l'exige la loi.

Convention patrimoniale : de quoi s'agit-il et pourquoi la conclure

La convention patrimoniale est inscrite dans la loi sur les relations patrimoniales entre époux, 5733-1973, et vise à remplacer le régime par défaut que la loi fixe pour le partage des biens entre conjoints. Par cette convention, les conjoints déterminent eux-mêmes ce qui leur est commun, ce qui reste séparé et comment s'effectuera le partage si la relation prend fin par un divorce ou un décès.

Il est important de distinguer la convention patrimoniale du testament. La convention patrimoniale règle les relations économiques entre les conjoints pendant leur vie commune ainsi que les modalités du partage si la relation prend fin. Le testament, en revanche, porte sur la transmission de la succession après le décès et ne remplace pas la nécessité d'un accord sur les biens, et inversement.

Au-delà du partage des biens en cas de séparation, la convention patrimoniale offre aussi aux conjoints une transparence économique mutuelle pendant la vie commune : une définition convenue de qui est responsable de quelles dettes, de la gestion des comptes bancaires communs et séparés, et de ce qui se passe si l'une des parties reçoit une donation ou un héritage en cours de route. Une telle clarification, faite à l'avance et sans la pression d'un conflit, réduit considérablement le champ des litiges futurs entre les parties.

La convention patrimoniale convient aux couples mariés ou qui ont l'intention de se marier, ainsi qu'aux couples de concubins notoires, avec les adaptations nécessaires à leur statut. Dans tous les cas, la rédaction finale et son adaptation à la situation concrète ne sont arrêtées qu'après un examen individuel par un avocat, et cet article ne remplace pas un tel examen.

La différence entre la convention et le régime par défaut prévu par la loi

En l'absence de convention patrimoniale, les conjoints sont soumis au régime d'équilibrage des ressources (izun mashabim) fixé par la loi. Ce régime prévoit généralement que les biens accumulés pendant le mariage sont partagés à parts égales en cas de divorce ou de décès, quel que soit le nom sous lequel le bien est enregistré.

Parallèlement, la loi exclut généralement du partage les biens que chacun des conjoints possédait avant le mariage, ainsi que les donations et héritages reçus à titre personnel, même s'ils ont été reçus pendant le mariage. Mais là aussi, il existe des complexités, par exemple lorsqu'un bien séparé s'est intégré à un bien commun ou a pris de la valeur grâce à un effort commun.

Pour comprendre cette complexité, on peut décrire un exemple général, et non un cas réel : un appartement appartenant à l'une des parties avant le mariage, sur lequel a été inscrite après le mariage une hypothèque remboursée à partir des revenus communs des deux conjoints. Dans une telle situation, la question de savoir si l'appartement lui-même reste un bien séparé, ou si une partie de sa plus-value devient commune en raison des paiements communs, est une question factuelle et juridique qui n'a pas de réponse uniforme et qui dépend des données spécifiques du cas. Une convention patrimoniale rédigée à l'avance peut fixer expressément ce qui se passe dans une telle situation et éviter un examen après coup.

Il existe des cas où ce régime par défaut ne correspond pas à la volonté des parties ou à leur situation réelle :

  • Propriété d'une entreprise privée créée avant ou pendant le mariage
  • Biens immobiliers reçus avant le mariage ou par héritage
  • Perspective d'un héritage futur de la famille d'origine
  • Second mariage avec des enfants d'une relation précédente
  • Écarts importants de revenus ou de patrimoine entre les conjoints

La convention patrimoniale permet aux parties de définir elles-mêmes quels biens resteront séparés et lesquels seront communs, et de fixer leurs propres règles s'écartant du régime par défaut. Chacune de ces dispositions doit être vérifiée concrètement au regard des données réelles des conjoints, car une adaptation générique risque de passer à côté d'un détail décisif.

Comparaison : avec convention patrimoniale ou sans convention patrimoniale

Le tableau suivant présente de manière générale la différence d'approche, sans se référer à un cas concret. Dans tout cas réel, il convient d'examiner les données spécifiques avec un avocat.

Type de bien ou situation Sans convention patrimoniale (régime légal par défaut) Avec une convention patrimoniale sur mesure
Entreprise privée créée avant le mariage Peut faire l'objet d'un débat sur sa plus-value pendant le mariage et sur le partage des bénéfices Il est possible de définir à l'avance si et comment l'entreprise ou sa plus-value entrent dans le partage
Héritage futur de la famille d'origine Reste généralement un bien séparé, mais peut être considéré à tort comme commun s'il n'a pas été correctement documenté Il est possible de fixer expressément comment un héritage reçu à l'avenir sera documenté et traité
Logement familial Soumis au régime général d'équilibrage des ressources, même s'il est enregistré au nom de l'une des parties Il est possible de prévoir un régime spécifique pour le logement familial, distinct du reste des biens
Dettes d'une partie antérieures au mariage Restent généralement à la charge de la partie qui les a contractées, mais peuvent se mêler aux biens communs Il est possible de définir à l'avance une séparation claire des dettes et de la possibilité de recours sur les biens de l'autre partie

À qui s'adresse la convention sur les relations patrimoniales : avant le mariage, après le mariage et concubins notoires

Avant le mariage

Une convention signée avant le mariage convient particulièrement lorsque l'une des parties possède une entreprise en activité, un bien immobilier, une épargne importante constituée avant la relation, ou la perspective d'un héritage futur. Elle convient aussi aux seconds mariages lorsqu'il y a des enfants d'une relation précédente et que les deux parties souhaitent garantir que le patrimoine personnel sera préservé pour ces enfants.

Dans le cas d'une entreprise privée, il est important d'examiner aussi le lien entre la convention patrimoniale et les documents constitutifs de l'entreprise elle-même, comme un pacte d'associés ou les statuts de la société. Si l'entreprise compte d'autres associés, ceux-ci disposent parfois d'un droit de veto ou d'une restriction sur la cession des actions, ce qui influe sur la manière dont la convention patrimoniale peut traiter la propriété de l'entreprise. Un tel examen ne se fait qu'au regard des documents concrets de l'entreprise.

Dans un second mariage avec des enfants d'une relation précédente, la convention patrimoniale peut fonctionner conjointement avec un testament qui définit expressément ce qu'il advient du patrimoine personnel de chaque partie après son décès. L'articulation entre ces deux documents, convention patrimoniale et testament, est un sujet qui exige une attention particulière afin d'éviter toute contradiction entre ce qui est écrit dans chacun d'eux.

Après le mariage

La convention patrimoniale n'est pas limitée à la période précédant le mariage, elle peut être signée à tout moment du mariage. Elle est parfois signée pour régler un désaccord apparu après coup, et parfois dans le cadre d'un accord de réconciliation conjugale (shalom bayit) qui règle, entre autres, les questions patrimoniales entre les parties.

Un autre cas où une convention patrimoniale est signée après le mariage est celui où l'une des parties crée une nouvelle entreprise ou reçoit un héritage important pendant le mariage, et où les deux conjoints veulent clarifier à l'avance comment ce bien s'intégrera, ou non, au patrimoine commun. Plus cette clarification intervient tôt, moins il y a de risque d'un litige futur sur l'intention des parties au moment de la réception du bien.

Couples de concubins notoires

Les tribunaux examinent la relation économique entre concubins notoires d'une manière largement comparable à l'examen effectué pour les couples mariés. En l'absence de convention écrite, des litiges peuvent surgir sur ce qui avait été convenu oralement. Une convention écrite est vivement recommandée pour clarifier à l'avance les attentes mutuelles, mais les adaptations propres au statut de concubins notoires doivent être examinées individuellement par un avocat.

Dans chacun de ces cas, la première étape est une consultation individuelle au cours de laquelle la situation spécifique des conjoints est examinée, avant de commencer à rédiger la moindre clause.

Ce que comprend un bon accord sur les biens : les clauses principales

Une bonne convention patrimoniale n'est pas un document générique, c'est un document adapté aux biens, aux dettes et aux projets familiaux des conjoints concernés. Parmi les sujets qui nécessitent généralement un traitement détaillé :

  • Définition des biens que chaque partie possédait avant le mariage, avec une description précise et la date d'acquisition
  • Définition du principe applicable aux biens qui seront accumulés pendant le mariage : communauté totale, séparation totale ou communauté partielle selon le type de bien
  • Traitement distinct du logement familial, qui fait parfois l'objet d'un régime spécifique
  • Traitement de l'entreprise privée, y compris la question de la plus-value et de la participation aux bénéfices
  • Traitement des droits sociaux, des caisses de prévoyance et des fonds de pension constitués avant et après le mariage
  • Règlement des héritages et donations qui seront reçus à l'avenir, et pas seulement des biens existants
  • Répartition des dettes de chaque partie, si et dans la mesure où les parties acceptent de les répartir

Une clause importante que l'on omet parfois est la distinction entre le scénario du divorce et celui du décès. Il s'agit de deux situations fondamentalement différentes, qui exigent donc une rédaction distincte tenant compte de questions différentes, comme les droits des enfants, la pension alimentaire et le partage entre les membres de la famille.

Au-delà des clauses patrimoniales elles-mêmes, il est utile d'inclure dans la convention un mécanisme de règlement des litiges qui surgiraient lors de son interprétation, par exemple un recours à la médiation ou à l'arbitrage avant de saisir une juridiction. Il convient également d'inclure une clause réglant ce qui se passe si l'une des parties viole la convention, et le recours dont dispose l'autre partie dans un tel cas.

En plus du corps de la convention, il est d'usage de joindre une annexe détaillée des biens, signée et datée du jour de la signature, qui énumère tous les biens concernés. Cette annexe doit indiquer pour chaque bien sa description, la date d'acquisition ou de réception, l'origine du financement et, dans la mesure du possible, une estimation approximative de sa valeur à la date de la signature. Il est également important de prévoir un mécanisme de mise à jour de la convention en cas de changement important de circonstances, comme la vente d'une entreprise ou la réception d'un héritage, afin que l'annexe ne reste pas une image dépassée de la situation réelle.

Tout ce contenu ne constitue qu'un cadre général. Le contenu définitif de la convention concernée n'est arrêté qu'après un examen individuel par un avocat, et cet article ne constitue pas une recommandation générale d'une rédaction particulière pour chaque couple.

Comment rédiger une convention sur les relations patrimoniales : les étapes concrètes du processus

Rendez-vous de consultation et inventaire des biens

Tout processus de rédaction d'une convention patrimoniale commence par un rendez-vous de consultation. Lors de ce rendez-vous, sont recueillies des informations sur les biens, les dettes, les entreprises et les projets familiaux futurs. C'est une étape irremplaçable : des informations écrites seules, sans rencontre personnelle, ne suffisent pas pour construire une convention précise. À ce stade, il est utile d'apporter autant de documents pertinents que possible : relevés de compte bancaire, titres de propriété immobilière, états financiers de l'entreprise et relevés de droits à la retraite.

Élaboration d'un premier projet

Après le rendez-vous d'inventaire, l'avocat élabore un premier projet qui reflète ce qui a été convenu en principe entre les parties. Ce projet fait généralement l'objet de plusieurs séries de commentaires, au cours desquelles chaque partie examine la rédaction et soulève des questions ou des clarifications. Il est important qu'à ce stade chaque partie lise attentivement le projet et ne signe pas un document qu'elle n'a pas entièrement compris.

Rédaction de la convention et adaptation personnelle

À ce stade, l'avocat adapte les clauses à la situation spécifique des conjoints, et ne transmet pas un modèle uniforme. Parfois, chaque partie est représentée séparément par son propre avocat, ce qui réduit le risque futur que l'une d'elles prétende que l'autre n'a pas compris la portée de la convention ou n'a pas reçu de conseil indépendant. Un conseil juridique indépendant pour chaque partie est un élément important pour réduire le risque que la convention soit contestée à l'avenir.

Signature et homologation de la convention

La convention patrimoniale n'acquiert une force juridique contraignante qu'après son homologation par une procédure extrajudiciaire, comme détaillé dans la section suivante. La seule signature, sans homologation, ne crée pas de convention opposable aux tiers et risque même de ne pas résister à un examen juridique entre les conjoints eux-mêmes. C'est pourquoi la signature de la convention et la démarche auprès de l'instance d'homologation doivent être des étapes consécutives et non éloignées dans le temps.

La durée totale du processus dépend de la complexité des biens et du degré de coopération entre les parties. Une convention portant sur deux épargnes seulement diffère fondamentalement d'une convention qui comprend une entreprise, des biens immobiliers et des avoirs à l'étranger ; il n'existe donc pas de calendrier uniforme adapté à tous les cas.

Homologation de la convention : tribunal ou notaire, avant ou après le mariage

L'article 2 de la loi sur les relations patrimoniales entre époux prévoit qu'une convention patrimoniale doit faire l'objet d'une homologation extrajudiciaire pour être valable. La seule signature du document, même en présence de témoins, ne suffit pas.

Avant le mariage, la convention peut être homologuée chez un notaire ou devant le tribunal aux affaires familiales, au choix des parties. Après le mariage, l'homologation se fait devant le tribunal aux affaires familiales ou le tribunal rabbinique compétent, selon les circonstances du dossier concerné.

Dans les deux cas, l'instance d'homologation, tribunal, tribunal rabbinique ou notaire, vérifie que les parties comprennent la portée de la convention et la signent de leur plein gré, sans pression ni contrainte.

Critère Avant le mariage Après le mariage
Instance d'homologation possible Notaire ou tribunal aux affaires familiales Tribunal aux affaires familiales ou tribunal rabbinique
Qui doit se présenter Les deux conjoints, généralement en une seule rencontre Les deux conjoints, selon les exigences de la juridiction
Quand est-il recommandé de la finaliser Peu avant la date du mariage Dès que possible après la signature
Documents généralement requis Cartes d'identité, annexe des biens signée Cartes d'identité, acte de mariage, annexe des biens signée

Dans tous les cas, il est recommandé de finaliser l'étape de l'homologation dans un délai raisonnable après la signature de la convention, et de ne pas la laisser en suspens pendant longtemps. Une convention signée mais non homologuée expose les parties à une insécurité juridique précisément là où elles voulaient obtenir de la stabilité.

Pourquoi il ne faut pas se fier à un modèle trouvé sur Internet

Des recherches comme « modèle de convention patrimoniale » ou « convention patrimoniale pdf » sont courantes, mais l'utilisation d'un tel modèle comporte un risque réel. Un modèle général a été conçu pour convenir à tous les couples ; il ne peut donc pas refléter des biens spécifiques comme une entreprise privée, des droits à la retraite, la perspective d'un héritage futur ou des enfants issus d'une relation précédente.

Une convention déséquilibrée, ou rédigée de manière peu claire, risque de se heurter à l'avenir à un argument d'incompréhension ou de mauvaise foi de la part de celui qui l'a signée. Un tel argument peut conduire à une demande d'annulation de tout ou partie de la convention, précisément au moment le plus sensible, lorsque les parties sont en séparation.

En outre, les modèles génériques manquent parfois d'annexes juridiques nécessaires, comme une liste des biens signée et datée, qui constitue parfois un élément essentiel de la preuve de ce qui a réellement été convenu. Un tel modèle ne distingue généralement pas non plus entre le scénario du divorce et celui du décès, et ne prévoit pas de mécanisme de mise à jour en cas de changement des circonstances de vie.

Corriger après coup un modèle défectueux, une fois que les parties l'ont déjà signé, est un processus plus complexe et plus coûteux que la préparation d'une convention adaptée dès le départ avec l'accompagnement d'un avocat. Dans la plupart des cas, l'investissement dans une adaptation personnelle dès le début est plus rentable qu'une correction future.

Combien coûte la rédaction d'un accord sur les biens : ce qui influe sur l'ampleur et le processus

Cet article n'indique pas de prix, mais il est possible de comprendre de manière qualitative ce qui influe principalement sur l'ampleur du coût et du travail liés à la préparation d'une convention patrimoniale.

  • La complexité des biens : une convention qui comprend une entreprise privée, des biens immobiliers, des avoirs à l'étranger et des droits à la retraite représente bien plus de travail qu'une convention portant sur deux épargnes seulement
  • La date de signature : une convention signée avant le mariage suit parfois une voie d'homologation différente de celle d'une convention signée après, ce qui influe sur l'ampleur des vérifications
  • La représentation : chaque partie est-elle représentée séparément par son propre avocat, ou les deux parties s'adressent-elles à un seul et même avocat
  • Le nombre de séries de commentaires nécessaires avant que les parties parviennent à une rédaction convenue

Les chiffres qui circulent en ligne, comme « convention patrimoniale 1500 », ne concernent généralement que l'étape de l'homologation devant le tribunal ou chez le notaire, et non le travail de rédaction juridique qui la précède. De tels chiffres ne reflètent pas le coût total de la préparation d'une convention adaptée et précise.

La bonne façon de savoir ce qui est nécessaire dans le cas concret est un rendez-vous de consultation au cours duquel sont examinés les biens, les dettes et la situation familiale réelle, plutôt que de se fier à des estimations générales trouvées en ligne.

Modification, annulation et violation de la convention

Un contrat de mariage n'est pas gravé dans le marbre pour toute la vie. Il peut être modifié avec l'accord des deux parties, ce qui exige généralement une procédure d'homologation semblable à celle qui a accompagné la signature du contrat initial.

Ce qui n'est pas possible, c'est une résiliation unilatérale. Une partie qui a signé un contrat homologué ne peut pas déclarer de sa propre initiative qu'elle l'annule, même si elle le regrette.

Cela dit, il existe des motifs limités qui peuvent servir de fondement à une contestation de la validité du contrat :

  • Une signature sous la pression ou la contrainte
  • La dissimulation de biens par l'une des parties au moment de la signature
  • L'absence de compréhension réelle de la portée du contrat au moment de la signature
  • L'absence de conseil juridique indépendant pour la partie qui affirme ne pas avoir compris le contrat

La décision finale sur l'existence d'un tel motif, et sur la question de savoir s'il justifie l'annulation ou la modification du contrat, appartient au tribunal ou au Tribunal rabbinique, et non à l'un des membres du couple.

Lorsque le contrat est effectivement violé, par exemple lorsqu'une partie n'agit pas conformément à ce qui avait été convenu en cas de divorce, la partie lésée peut saisir la juridiction compétente et demander l'exécution du contrat ou une autre réparation. Exemple général, et non un cas réel : un contrat prévoit qu'une entreprise privée restera la propriété exclusive de l'une des parties, et cette partie vend en réalité une part de l'entreprise sans en informer l'autre partie et sans lui verser la contrepartie fixée dans le contrat. Dans une telle situation, la partie lésée peut saisir la juridiction et demander l'exécution du contrat ou une indemnisation pour la violation, selon la formulation précise convenue à l'avance.

Au-delà de cela, il est recommandé de réexaminer le contrat en cas de changement important dans la situation de vie, comme la vente d'une entreprise, la réception d'un héritage, la naissance d'enfants ou l'installation dans un autre pays. Un contrat rédigé pour une situation donnée ne reste pas toujours adapté lorsque les circonstances changent de façon radicale.

Erreurs courantes à éviter lors de la rédaction d'une convention patrimoniale

Plusieurs erreurs récurrentes ressortent des dossiers soumis après coup à un examen juridique :

  • Signer sans conseil juridique indépendant pour chaque partie séparément
  • Une liste de biens imprécise, sans dates et sans valeur estimée
  • Ignorer les droits à la retraite et les caisses de prévoyance en tant que partie des biens communs
  • Ne pas traiter séparément le scénario du divorce et celui du décès
  • Reporter longtemps après la signature l'étape de l'homologation par le tribunal ou par un notaire
  • Utiliser un modèle tout fait trouvé sur Internet sans l'adapter à la situation particulière
  • Ne pas mettre à jour le contrat après un changement important de la situation financière ou familiale
  • L'absence de mécanisme convenu pour régler les désaccords sur l'interprétation du contrat
  • Un manque de coordination entre le contrat de mariage et un testament existant ou futur

Chacune de ces erreurs, à elle seule, peut affaiblir le contrat lors d'un examen futur. La combinaison de plusieurs d'entre elles augmente sensiblement le risque que le contrat ne résiste pas à une contestation.

Questions fréquentes

Peut-on conclure une convention patrimoniale après le mariage ?

Oui. La convention peut être signée à tout moment du mariage, et pas seulement avant. La principale différence tient à l'instance qui l'homologue : après le mariage, l'homologation se fait devant le tribunal aux affaires familiales ou le tribunal rabbinique, selon les circonstances, et non chez un notaire.

Quelle est la différence entre une convention patrimoniale et une convention sur les relations patrimoniales ?

Il n'y a pas de différence de fond. Convention patrimoniale, convention sur les relations patrimoniales et accord sur les biens sont des appellations différentes d'un même document, régi par la loi sur les relations patrimoniales entre époux, 5733-1973. La formulation exacte utilisée par l'avocat ne change pas la nature de la convention.

La convention patrimoniale s'applique-t-elle aussi aux concubins notoires ?

Les tribunaux examinent la relation économique des concubins notoires (yeduim batsibur) d'une manière largement comparable à celle du mariage. Une convention écrite est donc recommandée aussi pour les couples de concubins notoires, mais les adaptations propres à ce statut sont examinées par un avocat au cas par cas.

Peut-on annuler ou modifier une convention patrimoniale après son homologation ?

Une modification est possible avec l'accord des deux parties et exige généralement une procédure d'homologation semblable à celle de la convention initiale. Une annulation unilatérale n'est pas possible, et la contestation de la validité de la convention ne peut se faire que devant le tribunal ou le tribunal rabbinique, pour des motifs limités.

Peut-on utiliser un modèle de convention patrimoniale trouvé sur Internet au lieu de consulter un avocat ?

Ce n'est pas recommandé. Un modèle générique ne reflète pas les biens spécifiques, l'entreprise, la retraite ou la situation familiale, et peut se révéler déséquilibré. Une convention contestée à l'avenir coûte bien plus cher qu'une préparation correcte dès le départ avec l'accompagnement d'un avocat.

Combien de temps faut-il pour rédiger et faire homologuer une convention patrimoniale ?

La durée dépend de la complexité des biens et de la coopération entre les parties ; il n'existe donc pas de calendrier uniforme. Un premier rendez-vous de consultation permet d'obtenir une estimation précise pour le cas concret.

Faut-il deux avocats distincts, un pour chaque partie ?

Il n'existe aucune obligation formelle pour chaque partie d'être représentée par son propre avocat, mais un conseil indépendant pour chaque partie réduit considérablement le risque que le contrat se heurte à l'avenir à l'argument selon lequel une partie n'en a pas compris la portée ou n'a pas eu une possibilité équitable de l'examiner. Le choix final dépend de la situation particulière des parties et de la complexité des biens.

Que se passe-t-il si l'une des parties dissimule un bien lors de la rédaction du contrat ?

La dissimulation de biens au moment de la signature est l'un des motifs que le tribunal ou le Tribunal rabbinique peut examiner lors d'une contestation de la validité du contrat. S'il apparaît par la suite qu'un bien n'avait pas été déclaré lors de la rédaction, cela peut affecter la validité de tout ou partie du contrat, selon la décision de la juridiction.

Un contrat de mariage peut-il aussi régler les pensions alimentaires ?

Le contrat de mariage porte sur le partage des biens et non sur la pension alimentaire des enfants, qui est régie par la Loi portant modification du droit de la famille (pensions alimentaires), 5719-1959, et qui est examinée en fonction des besoins des enfants et des capacités des parents. Les modalités de pension alimentaire sont parfois traitées dans un accord de divorce distinct ou dans un accord de réconciliation conjugale (« shalom bayit »), et non dans le contrat de mariage lui-même. La question de savoir s'il faut combiner ces documents, et comment, s'examine au cas par cas avec un avocat.

Quelle est la différence entre un contrat de mariage et un accord de divorce ?

Le contrat de mariage est généralement signé avant toute crise, afin de régler à l'avance ce qu'il adviendra des biens si la relation prend fin. L'accord de divorce, en revanche, est signé au moment où les parties ont déjà décidé de divorcer, et règle toutes les questions nécessaires à la fin effective de la relation, y compris les biens, les pensions alimentaires et le temps de résidence avec les enfants. Lorsqu'un contrat de mariage existe déjà, il facilite souvent l'élaboration de l'accord de divorce, car la question des biens est déjà convenue.

Toute rédaction d'un contrat de mariage commence par un rendez-vous personnel au cabinet de Me Shay Zohar, droit de la famille et des successions à Ramat Gan, au cours duquel sont examinés les biens, la situation familiale et les souhaits des époux avant toute rédaction. Il est possible de fixer un rendez-vous par téléphone ou par WhatsApp au 054-668-0699. Pour ceux qui s'intéressent aussi à d'autres sujets du domaine, il est possible de consulter les autres articles en droit de la famille et des successions, notamment un guide sur Opposition à un testament : quand est-ce possible et comment cela fonctionne, ainsi qu'un article sur Rattachement de la pension alimentaire des enfants devant le tribunal rabbinique.

Remarque : Cet article constitue une information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique pour un cas particulier. Chaque situation familiale et patrimoniale est différente ; l'adaptation correcte d'un contrat de mariage ne peut donc se faire qu'après un rendez-vous personnel et un examen individuel par un avocat.

--- Omis : aucun outil de comptage de mots n'a été utilisé ; estimation, d'après le nombre de paragraphes et de listes, que ce brouillon avoisine 3500 mots (ajout de deux nouvelles sections : un tableau comparatif de scénarios et quatre paires de questions-réponses supplémentaires, ainsi qu'un processus plus détaillé, des exemples hypothétiques développés et davantage de détails sur les clauses). Risque : tout le contenu ajouté (exemples hypothétiques, nouvelles réponses aux questions fréquentes, lignes du tableau comparatif) doit encore être relu juridiquement par Me Shay Zohar avant publication, car il contient des affirmations procédurales sur le droit israélien de la famille (articulation avec l'entreprise et les associés, voies d'exécution, référence à la loi sur les pensions alimentaires [mezonot]) qui doivent être vérifiées au regard de la jurisprudence actuelle et de la pratique du cabinet.

Les informations de cet article sont générales et ne constituent ni un conseil juridique ni un substitut à un rendez-vous avec un avocat. Chaque cas est examiné selon ses propres faits.